Références

Recherche fondamentale

RECHERCHE FONDAMENTALE ET BIBLIOGRAPHIE

INTRODUCTION

Bien que ce site soit principalement rédigé dans une optique tout public, il nous est apparu indispensable d'y intégrer ce chapitre destiné plus particulièrement au secteur professionnel et dont le contenu scientifique, issu de la recherche fondamentale, assoit et rend légitime l'approche clinique de Soustraction Occlusale Séquentielle® [SOS].

REMERCIEMENTS : "rendons à César..." une grande partie de la bibliographie et la quasi intégralité des articles présentés, et pour la plupart accompagnés de traductions et commentaires, sont le fruit d'un très important travail du Professeur Hartmann. Nous tenons ici à rendre hommage à ses grandes qualités de chercheur et clinicien, et à le remercier chaleureusement pour ses précieux conseils et l'amitié qu'il nous fait depuis des années d'accorder à nos travaux un appui sans faille et sans cesse renouvelé.

Pour de plus amples informations et développements scientifiques, consulter le site du Prof. Hartmann :

http://tmd-dentalmedical.org/ 

Le Professeur Francis HARTMANN est Chirurgien-Dentiste, Docteur en Chirurgie-Dentaire, Certifié de Maîtrise de Physiologie Animale (C1), Docteur de 3ème cycle en Sciences Odontologiques, Professeur honoraire à la Faculté d'Odontologie (Université de la Méditerranée Aix-Marseille). Il est également titulaire du diplôme concernant l’Habilitation à diriger des recherches. Selon lui : 

  • Au 21ème siècle les problèmes de l'occlusion doivent être impérativement considérés sous un angle nouveau :
  • Au 20ème siècle, seuls les problèmes de motricité concernant les mouvements de l'articulation temporo-mandibulaire initiés par les muscles masticateurs étaient pris en compte.
  • Au 21ème siècle, les données de la neurophysiologie obligent le clinicien (médecin-dentiste, chirurgien dentiste...) à fonder l'équilibration de l'occlusion sur les projections de la sensibilité dentaire au niveau du cerveau de leur patient(e).
  • On sait en effet avec certitude, par le biais de l'expérimentation animale, que les récepteurs tactiles (type 1) des récepteurs périodontaux projettent avec une précision extrême au niveau du cortex cérébral (Salenc / 1979).
  • Il est inconcevable que les praticiens (médecins, médecin-dentistes, chirurgiens dentistes...) aient absolument négligé la différenciation entre récepteurs de type 1 (tactiles) et récepteurs de type 2  (douleur) décrite, sur le plan international dès 1977 par Mei et Hartmann, (il y aura 37 ans de cela !) [Mei N, Hartmann F, (1977) : Periodontal mechanoreceptors involved in pain. In : Pain in the trigeminal region. Anderson DJ & Matthews B (ed) Elsevier: 103-10]

Pour ce qui nous concerne, un ensemble de publications issues notamment du Centre National de la Recherche Scientifique (C.N.R.S.) et de la Faculté d'Odontologie de Marseille nous ont guidé pour donner à la SOS® la rigueur scientifique fondée sur des données fondamentales (Bibliographie).

Déjà au siècle dernier, dans les années 80, Hartmann avait fait sienne, dans ses publications, cette phrase de David Hubel :

" Le mécanisme de l'information sensorielle est comparable chez tous les mammifères. Il ne peut s'agir que de quantité de structure étudiée et non de qualité. La ressemblance entre le cerveau du chat et de l'homme est telle qu'il importe peu de savoir exactement quelle structure on étudie. "
David Hubel, Prix Nobel, Professeur de neurobiologie - faculté de médecine de Harvard - U.S.A.

Conditions physiologiques

Les informations trigéminales physiologiques peuvent atteindre différentes zones du système nerveux central (SNC).

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Cf: d'après Hartmann-Cucchi, avec l'aimable autorisation des auteurs

Hypothèse physio-pathologique

Si ces informations sont trop intenses et/ou trop prolongées (ex: serrement de dents excessif), elles deviennent potentiellement perturbatrices pour différentes structures du (SNC).

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Cf: d'après Hartmann-Cucchi avec l'aimable autorisation des auteurs

La dent dit: "Chez un individu stressé, si on me serre trop longuement ou trop fortement, je peux envoyer des informations dans tout le système nerveux central (SNC)." Si ces informations sont trop intenses et/ou trop prolongées (serrement de dents excessif en durée), elles deviennent potentiellement perturbatrices pour différentes structures du (SNC). Dès lors, elles peuvent générer des douleurs et des troubles associés, invalidants pour les malades et déconcertants pour les praticiens.

Source: http://www.tmd-dentalmedical.org/index.php

Rappelons qu'il y a deux bruxismes:

- le grincement des dents connu par tous, dit bruxisme excentré (en anglais: ). Il s'entend et laisse des traces: abrasion, érosion dentaire parfois très importante.

- le serrement des dents (crispation des mâchoires dents serrées), dit bruxisme centré (en anglais:), parafonction sournoise méconnue des médecins, encore plus délétère pour l'organisme.

Les phases de serrement peuvent être également très importantes la nuit. Comme par hasard, les adultes qui souffrent de crampes nocturnes peuvent grincer, mais serrent surtout les dents. Ces données ne peuvent être admises si l'on ne conserve pas en mémoire la double innervation des dents chez les mammifères:

l'une algique, connue de tous (chaud-froid, pression, "rage de dent"…)

l'autre tactile méconnue des médecins et qui, chez un individu stressé, est susceptible de projeter des informations…

  • dans la moelle épinière, via le faisceau spino-thalamique,
  • dans les noyaux vestibulaires (vertiges), l'aera postrema (nausées, vomissements),
  • dans l'hypothalamus, noyau ventro-médian, centre de l'appétit).

En 2010, Trulsson confirme - CHEZ L'HOMME - sur le plan neurophysiologique les descriptions de Hartmann et al., et des différents auteurs cités en bibliographie (qui ont publié dans le cadre du Laboratoire de Neurobiologie C.N.R.S - Marseille, ex INP1 CNRS – Marseille, France), ainsi que les résultats plus récents de la recherche internationale (européenne, américaine,  japonaise...).